L'AFRIQUE EN 4x4
 
 
 
 
mise à jour le 10/03/2020                    En cours          
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Lundi 30 novembre

Je sais que vous attendez des nouvelles ! Alors je vais m’efforcer de vous en transmettre avec le plus de sérénité possible. Oui sérénité car vous l’avez constaté dans cette affaire nous soufflons le chaud et le froid et pour le coup les 15 jours qui ont suivi notre retour (le samedi 7 novembre) c’était plutôt le froid.

En effet, alors que nous attendions de notre entrepreneur (Mohamed) des informations quasi quotidiennes de l’avancement du chantier, il n’en fût pas du tout le cas.

Les premiers jours nous acceptons ce silence mais après une semaine nous commençons sérieusement à nous inquiéter. Impossible de joindre Mohamed. Nous utilisons toutes les possibilités d’avoir un contact ! En vain !

Ce n’est que le 17 novembre, soit après 10 jours de « blackout » total que nous recevons un message qui nous annonce que la maman d’Abdallah (le chef de chantier) est décédée. Ceci doit expliquer cela ! Difficile d’accepter !

A la suite de ce contact, je m’empresse d’avoir une communication téléphonique avec Mohamed pour comprendre. Mais à nouveau impossible de se parler. Les lignes sont occupées ou coupées ? C’en est trop pour ma patience, d’autant plus que mon réseau local m’informe qu’aucune avancée n’est constatée sur le chantier.

C’est décidé, je retourne à Essaouira pour éclaircir la situation. Je n’avise personne de ma visite.

Je quitte Saint Exupéry pour Marrakech à 6h30 lundi 23 novembre. Je me retrouve donc sur le terrain vers 11h00 (midi en France). Force est de constater que depuis notre dernier passage il n’y a effectivement pas eu de nouveau coup de pelle ou de pioche ! Je ne vous dis pas mon état ! J’avais espéré, à tort !

Maintenant je n’ai qu’un but trouvé Mohamed ! Comme il ne répond pas aux téléphones (oui j’en ai 2 un français et un marocain !).

Incroyable je le croise très rapidement tout près de chez lui.

La suite, pour l’instant, je vous en ferai grâce, mais sachez que l’heure qui a suivi fut très chaude ! Et là, je ne parle pas de la météo !

A partir de ce moment tout s’accélère. J’arrive à faire reprendre contact Abdallah et Mohamed car là aussi il y avait des soucis. Rendez-vous est pris pour le lendemain matin autour d’un thé au « bled » d’Abdallah.

La journée a été rude mais rentable, le menuisier m’a loué son appartement, je vais dormir car levé depuis 2h00 ce matin….

Ce mardi 24 novembre il fait très beau. Perdu au milieu des arganiers et près d’IDA OUGOURD, avec Mohamed  nous rejoignons Abdallah. L’ambiance est normale mais il est vrai que je ne parle pas l’arabe, alors ?


 
Nous sommes au moulin qui appartient à la famille d’Abdallah. C’est le pressage de l’huile d’olive selon la méthode traditionnelle. Le dromadaire tourne toute la journée pour entrainer les 2 énormes roues de pierre qui broient les olives fraichement cueillies.



Le dromadaire est cagoulé pour qu’il ne perde pas son équilibre en tournant pendant des heures.


Le thé est servi dans un endroit recouvert d’un tapis. On se déchausse pour y accéder. Ce n’est pas un thé à la menthe mais à l’absinthe en cette période. L’absinthe réchauffe en hiver.




Le pain local encore chaud trempé, soit dans l’huile d’olive mélangée à de la farine, soit dans le miel, accompagne ce merveilleux petit déjeuner. Tous ces produits proviennent de la famille d’Abdallah ; Il veut d’ailleurs m’offrir de huile d’olive fraichement pressée ainsi que du miel, malheureusement je dois décliner ses cadeaux car ne pouvant les ramener dans mes bagages, mais c’est promis la prochaine fois, et avec Evelyne, nous en ramènerons


Les olives qui sont passées dans le moulin sont ensuite introduites dans des sacs placés sous un pressoir pour obtenir le nectar !  


 
Et pendant ce temps, il tourne toujours !


Après ce moment de détente il faut revenir rapidement à l’objet de ma visite et faire avancer le « Schmilblick » comme disait notre comique.

Abdallah me confirme qu’il va faire notre maison, il n’y a plus de problème ! Dès demain les activités devraient reprendre.

Alors je booste Mohamed :
  • Convoque les ouvriers
  • Appelle les fournisseurs
  • Appelle les camions de livraison etc.
Bref j’ai l’impression de reprendre du service en lieu et place de notre entrepreneur, quand même un peu secoué par la tournure des évènements.

Le lendemain, mercredi 25 novembre donc, je suis au chantier de bonne heure.
Je n’en attendais pas moins, mais les ouvriers sont là.


Ils sont venus pour la plupart en transport en commun, mais pour 2 d’entre eux ce sont les ânes qui les transportent.






 





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